Valérie Morrissette

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Valérie Morrissette vit et travaille à Trois-Rivières. Son travail principalement axé sur la sérigraphie et l’installation s’expose tant à l’étranger qu’ici au Québec. L’artiste obtient son diplôme de bachelière avec trois bourses majeures, dont celle de l’Atelier Presse Papier et celle de l’Atelier Silex de Trois-Rivières, et obtient le premier prix de la 23e bourse Gilles-Verville en 2012.

La même année elle présente son dossier pour la 8e Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières et fera partie de la sélection officielle de l’événement en 2013.

Membre active de l’Atelier Presse Papier de Trois-Rivières, elle peaufine ses techniques d’estampe et se spécialise rapidement en sérigraphie grand format. Jouant avec les limites de la technique, elle l’amalgame à l’installation de manière à créer des œuvres qui se déploient et investissent l’espace. C’est d’ailleurs pour poursuivre ses recherches en ce sens qu’elle amorcera une maitrise en arts visuels à l’université Laval de Québec en 2012 pour la compléter en 2015.

Son premier solo « Contempler le silence » présenté en 2014 lui vaudra le titre de finaliste du prix Godro pour la relève des Grands prix Culturel de Trois-Rivières. Elle présentera son deuxième solo «Repaire/repères » l’été suivant en 2015 et remportera le prix Godro en 2016.

Ses œuvres font partie de la Collection Ville de Trois-Rivières, la collection de l’Université du Québec à Trois-Rivières ainsi que plusieurs collections privées.

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L’espace fait partie de ma pratique et se traduit particulièrement dans ma façon de bâtir l’image et d’amalgamer estampes et installations pour qu’elles parlent de lui. Je tente de créer de nouvelles conditions pour l’observer, pour l’habiter à travers l’œuvre. Il y a dans mes projets un désir de créer des mondes qui parlent de l’espace-temps, du souvenir et de la mémoire. De l’insaisissable, de l’éthéré je tente de faire émerger une image, un environnement qui parle de ce temps passé pour qu’il devienne actuel. L’univers ainsi créé par des images modifiées, fragmentées, décomposées et recomposées devient une nouvelle description de la réalité.

Mes œuvres proposent une superposition d’images modifiées et altérées pour qu’elles reflètent la fragilité d’une mémoire passée. La translucidité des couches imprimées manuellement transporte ce sentiment d’éphémère que j’affectionne. Comme si chaque couche ajoutait à la suivante un souvenir tout en estompant du même coup le souvenir précédent. Il devient donc impossible de saisir ce fragment de mémoire de manière claire et précise. Il faut accepter que le souvenir soit éphémère et apprécier l’instant où l’on croit l’avoir fixé avant qu’il ne fasse place au suivant. La construction en couches successives et le grand format sont l’expression de cette interprétation des vestiges d’une histoire passée. Utiliser la transparence et l’addition en couches dans le but de décomposer le mouvement du temps, pour créer « l’entre-mouvement » que la mémoire ne saisit plus ou ne saisit pas.